La Paroisse Notre Dame des 12 Apôtres regroupe
2 communautés Chrétiennes et 12 clochers :

C.C.L. de Concarneau-Trégunc
Concarneau centre (St Guénolé), St Anne du Passage, Beuzec-Conq (St Budoc), Lanriec (Notre Dame de Lorette), Trégunc (St Marc et St Philibert).
C.C.L. de Rosporden
Rosporden (Notre Dame de Rosporden), Melgven (Sts Pierre et Paul), Elliant (St Gilles), Kernével (St Colomban),
St Yvi (Notre Dame), Tourc’h (St Cornély).
Actualités
3 avril 20261er avril 2026 — Année A – Messe chrismale – Cathédrale Saint-Corentin – (Quimper) (29)
Is 61, 1-9 ; Ps 88 (89) ; Ap. 1, 5-8 ; Lc 4, 16-21
Frères et sœurs, chers auditeurs qui nous écoutaient sur RCF,
La messe chrismale s’inscrit cette année dans un contexte social et mondial marqué par la violence, avec les guerres qui s’étendent et font beaucoup de victimes, mais aussi plus près de nous les violences quotidiennes, y compris au sein de nos quartiers, de nos familles parfois avec les violences conjugales !
Alors que je vais dans quelques instants bénir les huiles pour la célébration des sacrements, je voudrais souligner dans cette homélie à quel point les sacrements sont des facteurs de paix en ce monde. Même s’il peut paraître osé d’affirmer cela, n’oublions pas que les violences et les guerres viennent du cœur de l’être humain comme le rappelle Jésus : « C’est du cœur que proviennent les pensées mauvaises : meurtres, adultères, inconduite, vols, faux témoignages, diffamations. » (Mt 15, 19).
La paix du monde commence par la paix en nous et entre nous. Il n’y a pas d’autre chemin pour faire grandir la paix que celle d’accueillir la grâce de Dieu et de la faire fructifier en nous. C’est lorsque Dieu est rejeté que la violence se développe. Comme le dit Jésus : « Je vous laisse la paix ; c’est ma paix que je vous donne ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27).
Le fait d’être chrétien et de vouloir mettre en œuvre l’Évangile dans nos vies nous pousse à promouvoir la paix de Jésus et à la faire grandir déjà dans nos relations quotidiennes. Dans les Béatitudes, Jésus nous appelle à l’être : « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. » Et précisément, ce sont bien les sacrements, donnés dans la foi, qui font de nous des chrétiens car la paix est un don de Dieu à recevoir.
En effet, les sacrements manifestent à notre égard le don de Dieu, comme des « bienfaits accordés par le Seigneur… l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu… » comme le dit Isaïe dans la première lecture. Un certain nombre de témoignages de catéchumènes disent à quel point la foi les a apaisés. Une paix différente de la tranquillité. Une paix intérieure qui révèle l’amour que le Seigneur a pour nous. Cela n’a pas changé nécessairement le quotidien de leur vie, mais cette paix a transformé leur estime de soi, leur a donné la joie et a transformé leurs relations. Autrement dit, ce qui est essentiel dans la vie !
Ces « bienfaits accordés par le Seigneur », ils vont en faire l’expérience très concrète dans quelques jours en recevant les sacrements de l’initiation chrétienne, mais nous qui sommes déjà baptisés, nous faisons aussi l’expérience de ce don de Dieu dans le sacrement du pardon qui renouvelle la grâce du baptême, et dans l’eucharistie bien sûr qui est la source et le sommet de toute notre vie chrétienne.
Dans quelques instants, je vais bénir les huiles des malades et des catéchumènes et je vais consacrer le Saint Chrême. Ces huiles deviendront source de paix pour tous ceux qui les recevront car elles manifestent concrètement le don de Dieu.
L’huile des malades manifeste le don de Dieu pour « soulager l’âme et l’esprit des malades qui en recevront l’onction, pour chasser toute douleur, toute maladie, tout mal physique, moral et spirituel. » Dans un contexte sociétal qui veut pouvoir provoquer la mort de façon légale pour ceux qui souffrent, le Seigneur veut au contraire accompagner les malades et les soutenir.
Bien sûr, il est nécessaire d’apaiser médicalement les souffrances physiques, mais cela ne suffit pas. Le soutien fraternel et spirituel est essentiel. Les aumôniers de la santé peuvent en témoigner. En ce sens, l’huile des malades est source de paix car elle apporte aux malades « la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir… » (Ph 4, 7) comme le dit saint Paul et qui permet au médecin comme à l’entourage familial et amical d’accompagner le malade de façon apaisée. Et n’oublions pas que le malade a aussi un témoignage à donner lorsqu’il reçoit le don de Dieu.
L’huile des catéchumènes est source de paix car elle donne la force aux catéchumènes de lutter contre le mal, et de sortir vainqueur du combat spirituel auquel tout chrétien est confronté. Ainsi, comme pour Jésus dans les tentations au désert, un ange vient les réconforter par cette onction. Ils recevront du Seigneur « intelligence et énergie » pour « comprendre plus profondément la Bonne Nouvelle et s’engager de grand cœur dans les luttes de la vie chrétienne. » Ils pourront ainsi devenir à leur tour des artisans de paix au sein de leur couple, de leur famille, de leurs relations quotidiennes et de la société en général.
Le Saint Chrême est source de paix car il manifeste le don du Saint Esprit dans le sacrement du baptême et de la confirmation et dans l’ordination des évêques et des prêtres. Or comme le dit saint Paul dans sa lettre aux Galates : « Le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Ga 5, 22-23) Or, ces fruits sont précisément ceux dont on a absolument besoin pour devenir des artisans de paix en ce monde. « Laissons-nous conduire par l’Esprit » comme nous demande saint Paul.
Le Saint Chrême est aussi source de paix dans l’ordination des évêques et des prêtres précisément parce que, par eux, c’est le Christ lui-même qui construit son Église pour qu’elle soit Peuple de Dieu, corps du Christ, Temple de l’Esprit. Ce sont eux qui, grâce à ce don si particulier qu’ils reçoivent dans l’ordination, célèbrent justement les sacrements, source de paix, dans le monde entier.
Ainsi, le Seigneur continue son œuvre de Salut. À nous d’en être les acteurs en mettant notre vie à la disposition de Dieu qui a besoin de nous pour répandre sa paix. Comme le disait saint Augustin : « Si vous désirez que les autres aussi soient en paix, soyez-y vous-mêmes, restez-y vous-mêmes. Pour embraser les autres, que la paix de votre charité soit en vous tout ardente ».
Comme l’exprimait le pape Léon XIV, la parole que le Christ adresse aux apôtres : « La paix soit avec vous » ( Jn 20, 19.21) est (une parole) qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. C’est pourquoi les successeurs des Apôtres donnent de la voix, chaque jour et dans le monde entier, à la plus silencieuse révolution : « La paix soit avec vous ! (…) Il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. » Et cela, il le manifeste concrètement dans les sacrements et par les huiles saintes que je vais maintenant bénir. Amen.
X Laurent DOGNIN
Évêque de Quimper et Léon
Augustin d’Hippone, Discours 357, 3
Message du Pape Léon XIV pour la 59ème journée Mondiale de la Paix [...]
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24 février 2026À l’occasion du Salon international de l’agriculture 2026, les évêques de France adressent, comme ils en ont coutume, un message de soutien aux agriculteurs. Fidèle à cette attention au monde rural, une délégation de la Conférence des évêques de France, conduite par Mgr Denis Jachiet, Président du pôle « Dialogue et Bien commun », Mgr Didier Noblot, évêque accompagnateur de la mission rurale et le P. Arnaud Favart, délégué national à la mission rurale, se rendra le 26 février 2026 au SIA pour y rencontrer et échanger avec celles et ceux qui font vivre nos campagnes.
«« Il faut de l’espoir chez celui qui laboure pour ensemencer la terre. Et le meunier doit moudre le grain en espérant recevoir sa part pour nourrir les siens. » (1 Co 9, 10).
Vous qui labourez pour ensemencer la terre et lui faites porter du fruit, vous qui prenez soin de vos bêtes, vous qui entretenez nos vallées, nos collines et nos paysages, vous qui nourrissez le monde chaque jour, bien souvent sans répit ni juste reconnaissance, nous vous avons rencontrés à de multiples reprises ces derniers mois, ces dernières années. Nous avons entendu votre exaspération contre des mesures décidées loin des réalités de vos exploitations, sans concertation de proximité. Nous déplorons les jugements hâtifs d’une société majoritairement métropolisée qui, trop souvent, méconnait les contraintes de votre labeur. Nous avons conscience du poids de la dématérialisation numérique et des surcharges administratives qui se substituent à la relation humaine. Nous entendons vos inquiétudes face à la mondialisation des échanges, le dérèglement climatique, l’avenir de la politique agricole. La souffrance de l’éleveur qui voit son élevage brutalement abattu nous affecte. La détresse et la douleur de ceux qui sont isolés et baissent les bras nous éprouvent.
De crise en crise, les circonstances appellent à des transitions nécessaires qui redonnent espoir et confiance. A l’occasion de l’ouverture du Salon de l’agriculture, nous souhaitons formuler trois points d’attention.
La souveraineté alimentaire ne saurait être déléguée sans risques majeurs. Elle n’a pas à être une variable d’ajustement du commerce mondialisé, ni le jouet de la concurrence effrénée au détriment des cultures vivrières des peuples et de leur santé. « Quand nous lisons le récit de ce qui est communément appelé la « multiplication des pains », rappelait récemment le pape Léon XIV dans son discours à la Conférence de la FAO, nous nous rendons compte que le véritable miracle accompli par le Christ a été de mettre en évidence que la clé pour vaincre la faim consiste davantage à partager qu’à accumuler de façon avide. » Manger n’est pas une option, et l’aliment ne doit jamais devenir un bien spéculatif. L’abondance des étalages nous fait oublier combien notre pain quotidien repose sur votre travail et le soin que vous apportez à la terre. La nourriture pas chère quoi qu’il en coûte masque un impact social et environnemental problématique en concédant d’incroyables distances parcourues de la fourche à l’assiette. Ce que le consommateur ne paie pas, vous le subissez.
Le dialogue a besoin de se rétablir avec l’ensemble de la société car un fossé s’est creusé. « Des changements radicaux et urgents sont donc nécessaires pour redonner à l’agriculture et aux cultivateurs leur juste valeur comme base d’une saine économie, dans l’ensemble du développement de la communauté sociale » écrivait le pape JeanPaul II1. Par une écoute renouvelée de vos syndicats, de vos organismes, et de vos représentants, notre société doit évoluer dans la conscience des défis complexes que vous portez et des injonctions contradictoires que vous recevez. Citons les attentes des consommateurs, l’endettement bancaire, les enjeux de la recherche agronomique pour inventer des solutions novatrices respectueuses des écosystèmes et de la santé, des relations parfois tendues avec les industries semencières et agroalimentaires, un marché mondialisé Parmi les pistes d’avenir, nous avons constaté combien la relocalisation de l’agriculture sur un territoire redonne du sens et du crédit à une politique locale et qu’elle rapproche producteurs, distributeurs et consommateurs.
Enfin, nous affirmons que, pour nous chrétiens, l’espérance que nous voulons porter pour le monde revêt une dimension spirituelle. Notre « maison commune », selon la belle expression du pape François dans l’encyclique Laudato Si, est bien autre chose qu’un simple marché où l’on pourrait produire sans limites. Dans cette maison commune, nous voulons prend en compte « le cri de la terre et le cri des pauvres » 2, par l’éducation, la solidarité, des pratiques coopératives, le partage de transitions réussies ici où là. Une maison commune intègre aussi les prochaines générations. Le désir d’agriculture persiste chez les jeunes. Beaucoup aspirent à des modèles plus diversifiés, moins intensifs, porteurs de sens, avec une vie familiale plus équilibrée, et un cadre moins contraignant pour faciliter les transmissions et accueillir plus largement.
En vous exprimant notre profonde gratitude et notre soutien, nous voulons, au nom de notre foi au Christ, nous engager à vos côtés d’une façon renouvelée, pour être des facilitateurs de liens, de rencontre, de dialogue entre vous et avec la société et, ensemble, travailler à la construction d’un monde commun et plus fraternel.
Monseigneur Denis JACHIET, président du pôle « Dialogue et Bien commun »
Monseigneur Didier NOBLOT, évêque accompagnateur de l’équipe nationale « Mission rurale »
Père Arnaud FAVART, délégué national à la Mission rurale [...]
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Le saint du jour
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2025-05-06













